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Pierre Frédéric Sarrus

Mercredi 15/02/2017

Retour sur l'histoire du grand mathématicien Pierre-Frédéric Sarrus, né à Saint-Affrique en 1798 avant de s'y marier en 1824 et d'y décéder en 1861.

Pierre-Frédéric Sarrus naît à Saint-Affrique le 7 nivose de l'an VII (10 mars 1798). Orphelin de père l’année de sa naissance, il est élevé par sa mère. Sa scolarité ne se passe pas très bien : ses professeurs le considèrent comme un élève très moyen, sauf en mathématiques.


En 1815, Pierre-Frédéric Sarrus hésite entre devenir professeur de médecine et une carrière dans les mathématiques. Cependant, le Maire de Saint-Affrique, M. Roques, le considère comme un « mauvais citoyen » en raison de sa religion protestante et de ses positions bonapartistes. Il n'obtient donc pas le certificat de bonne vie et mœurs, ce qui l'empêche de devenir professeur de médecine.


Pierre-Frédéric Sarrus entre alors à la Faculté des sciences de Montpellier pour se perfectionner en mathématiques. Il y obtient rapidement une licence puis un doctorat en 1822, à l'âge de 23 ans. En 1823, il passe l’agrégation à Pézenas, où il est nommé Régent de mathématiques et de physique. En 1827, il s’installe à Perpignan avec la même fonction. Il y enseigne la physique et se fait rapidement connaître auprès des universitaires.


En 1829, Pierre-Frédéric Sarrus devient professeur à la Faculté de science de Strasbourg. Il multiplie les publications et ne manque pas de se faire distinguer. Il devient le doyen de cette faculté entre 1839 et 1852. Il siège à la Commission municipale de Strasbourg en 1848.


Des problèmes de santé l'obligent à prendre sa retraite en 1858. Devenu membre de la Société des sciences de Montpellier, il se retire à Saint-Affrique où il décède le 20 novembre 1861.


Pierre-Frédéric Sarrus est mondialement connu pour sa fameuse « Règle de Sarrus » (1833). Néanmoins, il a également travaillé sur d'autres domaines comme : les séries mathématiques, les intégrales, les fonctions différentielles, la mécanique des fluides, l'astronomie, etc. En 1843, on lui décerne le grand prix de l’Académie des sciences de Paris pour ses travaux sur les intégrales. En 1853, il résout l'un des problèmes les plus ardus de la mécanique des pièces articulées.


Le 5 mai 1840, il est décoré Chevalier de la Légion d'Honneur pour l'ensemble de ses travaux. L'impact de Pierre-Frédéric Sarrus sur les mathématiques reste aujourd'hui encore considérable, à l'instar d'un autre Saint-Affricain : Émile Borel.

 

 

Sources :

- Archives municipales