Site Officiel de la Ville de Saint-Affrique

ville de


test




> Découvrir Saint-Affrique > La ville

La place de la Liberté

Dimanche 12/02/2006

La place de la Liberté se trouve, de nos jours, au centre de la ville. Mais il n'en a pas toujours été ainsi...

La place se situe sur les fossés des anciens remparts de la ville rasés en 1632 sur ordre de Richelieu. Vers 1760, la « Grand Route de l'Albigeois dans les Cévennes » est créé. Celle-ci permettait de traverser Saint-Affrique dans son axe Sud-Ouest/Nord-Est en passant par le cœur de ville. Elle passe sur les actuels boulevard de Verdun, place Foch, pont Neuf (inexistant à l'époque), boulevard Charles de Gaulle, place de la Liberté, boulevard de la République (jusqu'à son embranchement avec le boulevard Victor Hugo), rue du Lion d'Or, place Paul Painlevé et enfin avenue Hippolyte Barascud.

Elle s'appelait auparavant « place du Griffoul ». Son nom lui venait de la « fontaine du Griffoul » qui se trouvait à cet endroit. On la retrouve mentionnée dans des écrits datés de la fin du 15e siècle. Le mot « griffoul » signifie « fontaine avec jet d'eau et bassin » en occitan.

En 1632, les remparts médiévaux de la ville sont démolis. Les fossés sont d’abord utilisés comme jardins puis comblés. Plus tard, ces dernièrs sont divisés pour donner « l'Aire Notre-Dame » (actuel boulevard de la République ) et « l’Aire du Poustil » (actuels boulevard Charles de Gaulle et place de la Liberté).
Le 13 mai 1821, le Conseil Municipal  décide de la paver.
En 1853, une bascule et son kiosque sont installés au bas de la place, près de la fontaine.
En mai 1877, une fontaine monumentale  remplaçe l'ancienne. La bascule est déplacée.
En 1889, à l'occasion du centenaire de la Révolution française, la fontaine monumentale est déplacée au jardin public. Une reproduction en bronze de la statue de la Liberté de Bartholdi la remplace. Elle est munie d'un système d'éclairage, « la Liberté éclairant le peuple » comme le souhaitait le conseil municipal.

En 1942, pendant la Seconde guerre mondiale, la statue est enlevée par l'État français dans le cadre des réquisitions de métaux. Elle est alors fondue à Toulouse.

Son remplacement est voté à la fin de la guerre, mais, faute d'argent, il n'aura pas lieu. En 1946, le socle de la statue est enlevé, puis remplacé par un sens giratoire avec une borne lumineuse en son centre.


En 2000, dans le cadre du projet d'embellissement de la ville, la place est remaniée et l’ancienne fontaine de la place aux Herbes (actuelle place de l’Hôtel de Ville) y est réinstallée. Cela faisait 101 ans que la place n’avait plus eu de fontaine...
Enfin, en 2006, après une attente de 64 ans, c’est la statue de la Liberté qui fait son retour. Elle a été réalisée sur commande de la municipalité par l’artiste forgeron André Debru. Une réalisation moderne en fer forgé dans l'esprit de la statue de Gavroche du boulevard Victor Hugo et conçue par le même artiste.

 

C'est également sur cette place que se tenait autrefois un marché généraliste qui s'étendait jusqu'au boulevard Charles de Gaulle. On trouvait également des marchés spécifiques attachés à un lieu particulier comme : la foire aux bœufs et oies sur la  place Foch, le marché aux cochons sur la place François Fabié, le marché aux pommes de terre, gibier, volailles, œufs et beurre sur le boulevard Victor Hugo, le marché aux légumes sur la place de l'Hôtel de Ville, la foire aux chevaux dans la rue Lamartine et enfin la foire aux brebis sur l'actuelle place Paul Painlevé.

 

Sources :

- Archives municipales : Voirie urbaine, Délibérations du Conseil Municipal, fontaines, cadastre napoléonien, monuments commémoratifs

- Carel, Jean. Notes documentaires pour la connaissances de Saint-Affrique. Compte d'auteur. 2001. 113 p.

- Collectif. Regards croisés sur Saint-Affrique. Imprimerie du Progrès. 2007. 373 p.